Saturday, November 7, 2015

Prière au Soleil des Amérindiens des grandes plaines



Au Soleil
O grand pouvoir du Soleil!
Je suis en prière pour mon peuple
afin qu'il soit heureux l'été
et qu'il demeure vivant
dans les rigueurs de l'hiver.




Nombreux sont ceux qu'affligent
les maladies et la misère.
Aie pitié d'eux et accorde leur de survivre.
 


Qu'ils connaissant une longue vie
et l'abondance. Qu'il nous soit permis de
nous mêler à ces cérémonies selon le rite que tu as 
enseigné à nos ancêtres dans les temps écoulés.

 

Si nous commettons des erreurs,
aie pitié de nous!



 Aide nous, Ô Terre Mère,
car nous comptons sur ta bonté.



 Fais descendre l'eau de la pluie sur nos prairies 
et dispense-nous une abondance de baies sauvages.

 

O Étoile du Matin, lorsque tu tournes
vers nous ton regard, envoie-nous le pain
et le sommeil réparateur!




Grand Esprit, bénis nos enfants,
nos amis et nos hôtes, en nous
donnant une vie heureuse.


 

Que nos pistes s'étendent droites
et plates devant nous.



Et accorde-nous de vivre
jusqu'à notre vieillesse.





Nous sommes tous tes enfants
et nous te demandons cela d'un cœur pur. 


 








Prière à Thot



Prière de Patrice de la Tour du Pin




Terre en marche
Pas seulement mes mots, c'est moi que tu attends,
c'est moi, ton mot, que je te rends ;
avant de parler, j'étais dit
Noie de ton ombre mes vallées
comme tu fis à mes hauteurs :
la nuée tressaille sur ses franges
Où est ton sacre? où sont tes anges?
découvre le buisson en feu
sous les couches du temps passé
Montre-moi pour ce siècle un signe
qui l'empêche de tout traduire
dans un langage dévalué!
Tu me pousses dans l'ombre intime...
je pourrais mieux parler sans toi!
donne-moi de dire avec toi
Bénédiction du Seigneur comme nuit!
Bénédiction du Seigneur comme ciel!
terre en marche à son ciel de nuit
La nuée s'abaisse, elle m'étouffe
elle me prend et je l'aspire,
elle m'occupe et je la souffle
Bénédiction du Seigneur comme vie!
mes paupières se ferment, se rouvrent,
la nuée remue, elle faiblit...
Et brusquement c'est la mer Rouge,
toute béante sous mes yeux,
depuis si longtemps derrière eux

Prière de Teilhard de Chardin




Vous le savez, mon Dieu, le Monde ne m'apparaît
 plus guère par les traits de sa multiplicité.
Quand je le contemple, j'y aperçois surtout un réservoir
 sans limites où les deux énergies contraires de la joie
 et de la souffrance, s'accumulent en quantités immenses,
- pour la plus grande part inutilisées.
Cette masse hésitante et agitée,
je la vois parcourue de courants psychiques puissants,
formés d'âmes qu'entraînent la passion de l'Art
et de l'Éternel Féminin,
- la passion de la Science et de l'Univers dominé,
- la passion de l'autonomie individuelle et de l'Humanité libérée.
Et ces courants, par moments,
se rencontrent dans des crises redoutables.
Ils bouillonnent dans leur effort à s'équilibrer.
Quelle gloire pour vous, mon Dieu, quel afflux de vie
à votre Humanité, si toute cette puissance
spirituelle s'harmonisait en vous!
Seigneur, je rêve de voir extrait de tant de richesses,
inutilisées ou perverties, tout le dynamisme
qu'elles renferment. Collaborer à ce travail,
voilà l’œuvre à laquelle je veux me consacrer!

Découverte de l'autre rive (prière bouddhique)



Tu as atteint la fin de la douleur,
tu es passé sur l'autre rive, tu es saint,
Bouddha parfait, je pense que toute passion
est détruite en toi : glorieux, sage,
de haute raison, tu m'as fait atteindre
la fin de la douleur



Comme tu as compris mon doute et m'as fait surmonter l'incertitude,  
vénération à toi ô ascète,
qui as atteint la plus haute récompense
dans les chemins de la sagesse : tu es pieux
et tu es en toutes choses descendant
de la race solaire!




Ce doute que j'avais avant, le voyant l'a détruit ;
tu es en vérité un sage et un bouddha parfait ;
il n'y a pas d'obstacles pour toi

  


Et toutes les angoisses sont dissipées
et tranchées par toi, impassible,
tranquille, immobile, véridique



Quand tu parles, grand héros,
élu parmi les bons, tous les dieux se réjouissent
avec Nârada, et Pabbata (leurs messagers)





Vénération à toi, très noble,
choisi entre tous les hommes ;
tu es sans rival dans le monde des dieux


 Tu es le Bouddha, toi, le maître,
toi l'ascète victorieux de Mâra :
coupé de tous les désirs

et passé sur l'autre rive, 
tu aides à y passer ces créatures



Tu es allé au-delà de tout élément
d'existence, tu as brisé les passions :
il n'y a en toi plus aucun attachement,
tu es un lion, en qui ont disparu 
la peur et la terreur 



De même que l'eau ne s'attache pas au lotus
charmant ainsi tu n'es touché  
ni par le bien ni par le mal.
Tends tes pieds, ô héros, 
Sabhiya s'incline devant le maître.

 
   


  

Friday, November 6, 2015

Prière de Jean XXIII


O doux Enfant de Bethléem,
accorde-nous de communier
de toute notre âme au profond mystère de Noël.
Mets dans le coeur des hommes cette
paix qu'ils recherchent parfois
si âprement et que toi seul peux leur donner.
Aide-les à se connaître mieux
et à vivre fraternellement
comme les fils d'un même Père.
Découvre-leur aussi ta beauté,
ta sainteté et ta pureté.
Éveille dans leur coeur l'amour
et la reconnaissance pour ton infinie bonté.
Unis-les tous dans ta charité
et donne-nous ta céleste paix.
Amen

Prière à Viracocha



Faiseur de tous les hommes


O Viracocha, seigneur de l'univers,
que tu sois mâle,
que tu sois femme,
seigneur de la reproduction,
où que tu puisses être, 
seigneur de divination, 
où es-tu?
Tu peux être en haut,
tu peux être en bas,
ou peut-être alentour,
Avec ton splendide trône et ton sceptre!



Deh, écoute moi!
Du haut du  ciel,
où peut-être tu es,
de la mer là-bas,
où peut-être tu es.
Créateur du monde,
faiseur de tous les hommes,
seigneur de tous les seigneurs,
mes yeux m'abandonnent
par désir de te voir,
par seul désir de te connaître.


 Puissé-je t'admirer,
puissé-je te connaître
puissé-je te contempler,
puissé-je te comprendre.
Tourne donc ton regard sur moi,
puisque tu me connais,
Le soleil, la lune,
le jour, la nuit, le printemps, l'hiver,
ne sont pas vainement commandés
par toi, o Viracocha!

 

Eux tous se meuvent
Vers un lieu déterminé :
tous arrivent à leur fin,
là où il te plaît.
Ton sceptre royal tu le gouvernes.
Deh, écoute-moi!
Fais que je ne me fatigue,
ni ne meure.






Proverbe rukmène


Quand le riche travaille, on l'appelle actif  ;
quand il ne travaille pas, on l'appelle modeste ;
quand il parle, on l'appelle éloquent ;
quand il ne parle pas, on l'appelle bien élevé.
Quand le pauvre travaille, on l'appelle incapable ;
quand il ne travaille pas, on l'appelle paresseux ;
quand il parle, on l'appelle bavard;
quand il ne parle pas, on l'appelle muet.

O choruscans lux stellarum Prière de Hildegarde Von Bingen

O forme exquise, la plus éblouissante
d'un mariage royal,
O pierre scintillante :
tu es parée comme une noble dame
sans rides et sans défaut.
Des anges tu es la soeur
tu vis en compagnie avec les saints. 
Fuis, o fuis la caverne
du vieux malfaiteur
et viens, o viens dans le palais du Roi.